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Cette école d'Arts Martiaux Traditionnels a été fondée à Bordeaux en 1975 par Frédéric DUPERTOUT. Par la forme et par l'esprit, elle ne le cède en rien aux écoles traditionnelles d'arts martiaux que l'on rencontre au Japon. Le karaté, le ju jitsu que l'on y enseigne sont issus des plus vieilles techniques que le Maître SANO Teruo reçut de ses anciens maîtres, et qui furent rassemblées sous le nom de "YOSEIKAN SANO RYU " - et plus récemment - "SANO RYU KARATE JUTSU" _________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ A PROPOS DU COPYRIGHT... Les éléments contenus dans le présent site (textes, photos, images, dessins, vidéos, sons), sauf bien sûr ceux relevant du domaine public, sont la propriété exclusive des Ecoles Bushido ou de leurs auteurs/créateurs. Ils sont issus des collections et archives privées de Maître Frédéric Dupertout, de Maître Mireille Auda, des éditions du Cercle du Jardin Public et de l'association des Ecoles Bushido. Toutes ces archives sont soumises au droit d'auteur. Elles ne peuvent en aucun cas être reproduites, modifiées, diffusées sans l'autorisation écrite et préalable des ayants droits
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mercredi 11 juin 2014

AVEZ-VOUS LU "HORACE" ?

Pierre Corneille (1606-1684)
Avez-vous lu "Horace" ? C'est une tragédie écrite par Pierre Corneille, jouée pour la première fois en mars 1640 et que l'on étudiait en 4ème, il n'y a pas si longtemps.

La pièce évoque un combat fameux qui s'est déroulé près de Rome sous le règne d'un de ses premiers rois, Tullus Hostilius (673 - 641 av. J.C.).

A l'époque, un même peuple, nouveau venu en Italie, avait fondé les villes de Rome et d'Albe. Malgré la présence de membres de mêmes familles dans l'une et l'autre cité, les tensions prenaient un tour dramatique car il s'agissait de savoir laquelle des deux dominerait le pays. Or, à force de s'entretuer, les deux armées s'affaiblissaient dangereusement. Il fut donc décidé de choisir de part et d'autre les trois meilleurs combattants, et de les faire se battre pour savoir quelle ville aurait la position dominante. A Rome : les trois frères Horatius, à Albe les trois frères Curiatius. Et tant pis pour les liens familiaux entre les Romains et les Albains.

Le combat
Dès le premier choc, deux frères Horaces furent tués et les trois Curiaces blessés plus ou moins grièvement. Au grand désespoir de sa famille et de ses proches, le seul survivant Horace prit la fuite devant les trois Curiaces, mais ceux-ci ne pouvaient pas courir tous les trois à la même vitesse. Le moins blessé prit de l'avance sur ses frères, fit face à Horace encore intact qui le tua facilement, puis ce fut le tour du second, et enfin du troisième.

Le Serment des Horaces
(Jacques Louis David - 1784)

Cet épisode légendaire et qui remonte aux origines de notre culture gréco-latine nous montre, une fois de plus, ce qui attend les courageux imbéciles qui croient encore réussir en se passant de l'aide des autres.

Cette histoire a traversé les siècles, et même les millénaires, et s'applique donc au combat de guerre comme à celui, virtuel, du temps de paix. Il concerne les individus comme les groupe humains.

Il serait dommage de l'oublier.

A bientôt !

mercredi 20 novembre 2013

L'ART DE L'ESQUIVE

Du point de vue du karaté, et d'ailleurs, de tous les arts martiaux, l'esquive n'est pas une fin en soi mais un moyen de vaincre.

Il s'agit, en fait, de ne pas opposer la force à la force, mais de faire en sorte que vos adversaires puissent faire ce qu'ils veulent et que ça ne leur serve à rien.

Pour parvenir à ce résultat, il faut une grande maîtrise de ses réflexes physiques et émotionnels car, dans le feu de l'action, on peut avoir tendance à s'opposer (ce qui revient à relever un défi), pour se prouver que l'on est le plus fort, ou bien à tenter de refuser le combat dans une sorte de fuite. Ce sera suivant la personnalité de chacun.

Or, l'esquive n'est ni l'un ni l'autre. Un excellent exemple nous est donné par le matador (le "tueur") dans l'arène. Il n'opposera bien sûr pas sa force à celle du taureau, et pourtant il va gagner. Ce que l'on appelle la "suerte de muerte" va durer environ cinq minutes. On remarquera que l'animal est bien plus fort, mais c'est lui qui répond aux défis, et pour couronner le tout, il ne sait pas esquiver. Résultat...

Toutefois, si l'on compare encore, l'attaque à l'épée du matador doit être parfaite. Sinon...

Ce que l'on observe en terme d'esquive dans le monde animal est bien sûr conforme aux règles de la nature et s'applique à tous les cas, pas forcément physiques, d'affrontements de la vie courante.

Ne croyons surtout pas que l'on peut faire de l'esquive une méthode à part entière. Tout d'abord, si vous n'êtes pas un virtuose de l'attaque, votre esquive risque fort de se faire à contre-temps. Mais encore, il faudra prendre garde à ne pas se complaire dans une attitude défensive : l'esquive est offensive, faute de quoi elle ne fait qu'établir un statu quo, dans le meilleur des cas. Et si votre mental est principalement axé sur la défense, vous perdrez l'avantage de l'initiative.

Et, de manière générale, n'oubliez pas que l'esprit dirige tout.

A tout de suite ;-)


lundi 1 juillet 2013

ATTAQUER POUR SE DEFENDRE ET DEFENDRE LES AUTRES

"Une guerre qu'on évite est une guerre qu'on retarde au profit de l'adversaire"

Machiavel
Je suis toujours aussi perplexe quand j'entends des gens, réellement bien intentionnés, m'expliquer que rien ne s'oppose moralement à ce que l'on apprenne à se défendre, mais que l'attaque est hautement condamnable.
Le plus étonnant est que cette opinion part d'un bon sentiment : je me défends, certes, car j'ai droit à la vie, mais sans faire de mal à autrui...
En fait, cela émane peut-être de quelqu'un de bien intentionné, mais c'est néanmoins dérangeant pour deux raisons :
  1. Comment peut-on se défendre sans savoir attaquer ?
  2. Comment puis-je secourir, prêter main-forte à quelqu'un qui se fait agresser si je ne sais pas attaquer ? Seule ma précieuse personne mérite-t-elle que je me batte pour la défendre ?
On trouvera toujours de bonnes raisons pour éviter un combat. Certaines de ces raisons sont en effet justifiées mais cela reste l'exception. Le but étant bien entendu de gagner, il ne faut pas se lancer les yeux fermés dans une confrontation à l'issue aussi désastreuse que prévisible.
La vraie question sera donc : suis-je vraiment prêt à sortir vainqueur d'une agression ? Prêt aujourd'hui ? Et serais-je prêt à gagner si je devais attaquer un agresseur ?
Ce qui est vrai pour une personne est vrai pour un grand nombre. A toutes les époques, les gouvernants, soucieux de protéger leur population, se sont efforcés de se doter d'une armée redoutable, face à l'éventualité d'une attaque étrangère, et d'une justice propre à dissuader tout délit civil, par exemple les agressions physiques, face à des gangsters ou des terroristes.
Machiavel n'est peut-être pas sympathique à tout le monde, mais il serait prétentieux de l'écarter d'un geste négligent...
 
A très bientôt.